Agir contre le gaspillage alimentaire


Lutte contre le gaspillage alimentaire : des animations variées auprès d’un public très sensible

En France le gaspillage alimentaire représente encore 20 et 30 kg par habitant dont 7kg d’aliments non consommés et encore emballés.

JĂ©rĂ´me Cazanave Toque d’Auvergne, atelier Cuisine des restes.

De nombreuses actions de sensibilisation auprès du grand public ont été organisées par le SYTEC sur le territoire pour informer, conseiller et partager avec les habitants les bonnes pratiques qui permettent de mieux conserver les produits et sublimer les restes : des ateliers avec des Toques d’Auvergne (sur la photo Jérôme Cazanave), des stands d’animations avec des recettes anti gaspi, lecture d’un conte sur l’alimentation durable, des animations pour apprendre à organiser et ranger son frigo.

 

 

Visite du cellier de Viviane Tardieu.

Des visites de cellier, animations astuces de conservation des produits et informations sur les dates limites, expositions, ciné débat, visites de potagers au naturel, organisation de Rendez-vous dans nos communes.

Au-delĂ  de ces actions, le Sytec est dĂ©sormais partenaire des acteurs sociaux et de l’économie sociale et solidaire pour amĂ©liorer la pratique des dons alimentaires et apporter son soutien aux projets Ă©mergents : « confitures solidaires », garde-manger solidaire…

« 1000 écoles engagées contre le gaspillage alimentaire »

La lutte contre le gaspillage alimentaire passe également par la collaboration avec les supermarchés du territoire. Au-delà du don aux associations caritatives déjà réalisé par certaines grandes surfaces, nous avons pu mener des animations à la rentrée.

Une méthologie de diagnostic appliquée à toutes les écoles

  • Le diagnostic : les quantitĂ©s jetĂ©es ont Ă©tĂ© pesĂ©es pendant 1 semaine dans chaque Ă©cole et des enquĂŞtes qualitatives ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es. Les rĂ©sultats ont Ă©tĂ© transmis Ă  chaque Ă©tablissement.
    â–ş Moyenne des Ă©coles sur 1 an : 354,25 kg par an par Ă©cole et 70g par enfant par jour contre une moyenne de 160 g par enfant par jour.
  • Des actions de sensibilisation sur les enfants.
Le challenge anti-gaspi

Chaque semaine une table est tirĂ©e au sort et doit peser ses restes tous les jours et noter les quantitĂ©s. Pendant un mois une table par semaine participe Ă  ce challenge : la gagnante est la table qui a produit le moins de dĂ©chets.
RĂ©sultats : ce challenge a Ă©tĂ© très efficace dans les Ă©coles de Vieillespesse et de Laveissière. Les enfants n’ont quasiment rien gaspillĂ© les semaines oĂą leur table a Ă©tĂ© tirĂ©e au sort (ex : de 0 Ă  14 g maximum pour la semaine pour une table de 6 enfants Ă  Laveissière). Ils prennent ensuite l’habitude de faire attention.

Le projet pédagogique
Avec 6 sĂ©ances proposĂ©es Ă  toutes les Ă©coles du territoire (Ă©galement celle qui ne participent pas au projet 1000 Ă©coles). DĂ©finition et enjeux du gaspillage, dĂ©couverte des circuits-courts et produits locaux, identification d’un produit de saison, l’alimentation d’hier, celle d’aujourd’hui et demain ?,  j’agis donc je mange mieux et visite des Restos du cĹ“ur ou d’une ferme locale.

L’atelier Alimentation d’hier, d’aujourd’hui et demain ?

Des personnes du 3ème âge acceptent de se rendre dans les classes, et expliquent leur alimentation quand elles Ă©taient petites, l’organisation des repas, les recettes prĂ©parĂ©es ?
Les enfants ont pris conscience des gros bouleversements de nos modes de consommation et de production en seulement deux gĂ©nĂ©rations. Ils ont Ă©tĂ© très surpris d’apprendre que certaines personnes n’avaient pas de rĂ©frigĂ©rateurs, que certains fruits Ă©taient exceptionnels.

La visite des Restos du cœur à Saint-Flour

Cette visite  a permis aux enfants de comprendre comment on peut lutter contre le gaspillage, ici par le don, et de prendre conscience des inĂ©galitĂ©s qui existent en matière d’accès Ă  la nourriture.
Ils ont aussi compris ce qu’est une association caritative, comment elle fonctionne, et ce qu’est un bĂ©nĂ©vole… Ils ont appris qui Ă©tait Coluche, le fondateur de l’association. Une expĂ©rience qui a marquĂ©e ces jeunes citoyens.

  • Des actions sur l’environnement de la salle de restauration

Le bruit et le manque de discipline peuvent influer sur la quantité consommée par les enfants. Quand ils sont agités et qu’il y a trop de bruit, les enfants se détournent de leur assiette et de leur repas.
Les boules du silence : dĂ©couvertes dans l’école des Ternes ce sont des bocaux remplis d’eau et de paillettes. Quand les enfants sont trop bruyants, les dames de cantine secouent les boules et les enfants doivent se taire jusqu’à ce que les paillettes arrĂŞtent de bouger.

 

  • Des actions avec les cantinières

Rencontre avec le chef Jérôme Cazanave, Toque d’Auvergne pour 1 ateliers Cuisiner les aliments non-aimés par les enfants, dans les cantines des écoles. Jérôme Cazanave a insisté sur l’importance de respecter la saisonnalité des produits, et d’utiliser des produits frais et de qualité. Il a montré diverses astuces pour cuisiner ces aliments en tenant compte des contraintes et du matériel des cantines.

Réalisation d’un carnet de recettes pour réunir les astuces de toutes les cantinières pour faire aimer certains aliments réputés et renouveler les menus. Partage d’expériences entre cantinières, règlement intérieur élaboré avec les enfants, gachimètre, conseil d’une diététicienne, livret astuces, de nombreux outils ont été déployés au cas par cas pour accompagner individuellement chaque école.

Alimentation durable : Gaspiller moins et mieux manger

Le diagnostic rĂ©alisĂ© auprès des 23 Ă©coles a mis en avant les pratiques d’ores et dĂ©jĂ  vertueuses des cantines : les produits locaux figurent pour partie aux menus des enfants.
Pour aller encore plus loin, nous avons organisé une rencontre avec les producteurs locaux. Les efforts se poursuivront sur la suite du programme d’actions.

 

Contact Chloé Derdaele 04 71 60 62 89 ou sensibilisation@serviceenvironnementdescramades.fr